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HEROISME - SOUFFRANCES -DIGNITES DES POILUS

23 Juillet 2014 , Rédigé par BERNIE 54 Publié dans #ww, #tranchées, #tombes, #morts, #MEMORIAL DE VERDUN, #maquettes

"Or, je vous le dis, ces morts ne devaient pas mourir; la France n'avait que faire de leur trépas. Mais qui, parmi les Chefs, s'enlisa dans les boyaux gris ?"

"La Percée" - Jean Bernier

"... car nous ne voulons pas d'une victoire qui boirait les morts comme la boue des champs de bataille."

"La Percée" - Jean Bernier

"Si tous les hommes qui sont morts à Verdun se relevaient tous, ils n’auraient pas la place de se tenir côte à côte."Montherlant

On s'est trainé de trou en trou en rampant et en sautant par-dessus les cadavres... "on marchait dans la viande" ! (Gabriel Chevallier, La peur. éditions: Le Dilettante)

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Ils étaient paysans pour la plupart, ouvriers, artisans, cols blancs, artistes ou écrivains, infirmiers, médecins, enseignants, enfin, toute la population française. Sans compter ceux qui étaient accourus de l’Empire colonial, Marocains, Sénégalais… Sans compter les Alliés, embarqués dans la même galère, du fait d’alliances : les Anglais, les Belges, les Serbes, les Russes, puis les Italiens, les Canadiens et les Américains, quand le front russe s’était arrêté net, du fait de la révolution bolchevick de Lénine. La propagande aidant, ils étaient persuadés d’un côté comme de l’autre, que la guerre ne durerait pas et qu’ils, les Français, auraient tôt fait de raccompagner les « Boches » à la frontière, après avoir repris l’Alsace et la Lorraine.

Côté allemand, ils avaient mieux préparé la guerre, mais à cause de cela, ils croyaient qu’elle ne durerait pas plus longtemps que celle de 1870… Eux aussi, les paysans prussiens, les ouvriers de Sarre, les étudiants bavarois, etc. ont été broyés. Pour rien, puisqu’au final, ils n’ont pas eu ce qu’ils étaient venus conquérir. Eux, personnellement, n’avaient rien à conquérir. C’est l’industrie allemande qui avait d’urgents besoins de matières premières, de main d’œuvre, de colonies. De plus, les dix départements du nord-est de la France étaient parmi les plus productifs…

Et pourtant, ils semblaient bien mal partis les Français ! A part leur courage et un fort sentiment de patriotisme, les forces étaient inégales.

Que pense le soldat à gauche ?

Que pense le soldat à gauche ?

J’ai choisi de me souvenir du vécu de ces soldats dont le courage m’ impressionnera toujours, qui ne pouvaient enjamber de cadavre, pendant l’assaut, sans avoir le cœur serré en pensant aux pauvres morts ici et là, aux pauvres restes humains éparpillés par les obus, dont ils avaient bien des risques de prendre la place.

 

 Témoignages de douleurs et d’acceptation du pire sacrifice, celui de sa propre vie.

C’est l’abolition de la raison : ceux qui comprennent qu’ils vont inutilement à la mort, «doivent » mourir, sous peine d’être traduits devant les tribunaux militaires et fusillés comme on le verra.

 

Pour 18 mètres d’avancée dans un boyau, en un jour, 9 morts et 81 blessés !

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Autre fléau : les rats, appelés les « Gérards ». Il faut dire qu’avec ces innombrables morts que l’on ne pouvait pas toujours aller chercher pour leur donner une sépulture, ces pauvres morts qui parfois n’avaient plus de tête, éventrés, démembrés, déchiquetés, qui gisaient depuis plusieurs jours, semaines et mois, enfouis, entassés dans les tranchées, noyés dans les marécages, les rats pullulaient. « Les rats, en quantité incalculables sont les maîtres de la position. C’est par centaines qu’ils pullulent dans chaque débris de maison, abris de bombardement et routes du village. Impossible de faire un pas dans ce village sans entendre leurs cris et sans en voir entrer et sortir de toutes parts. Je passe là des nuits terribles ; recouvert totalement par mes couvre-pieds et ma capote, je sens pourtant ces bêtes immondes qui me labourent le corps. Ils sont parfois 15 à 20 sur chacun de nous et, après avoir tout mangé, pain, beurre, chocolat, ils s’en prennent à nos vêtements. Impossible de dormir dans de telles conditions ; cent fois, chaque nuit, je me débats sous les couvertures et la frayeur que je leur cause par le jet brusque de la lumière d’une lampe électrique, n’est que de courte durée ; instantanément, ils reviennent plus nombreux. » Jacques Vandebeuque

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Diorama de mon ami BRUNO TOZZI

Sources :

Verdun, 1914-1918, de Jacques PERICARD, publié à La Librairie de France.

La Première Guerre Mondiale, de Susanne EVERETT, publié chez France Loisirs en 1983.

Le site : //http//www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/

Wikipedia

Bibliographie littéraire :

« Ceux de 14 » de Maurice Genevoix. (Livre de Poche)

« A l’Ouest rien de nouveau », roman d’Erich Maria Remarque (Allemagne) Livre de Poche

« Johnny s’en va-t-en guerre », roman de Dalton Trumbo (Etats-Unis)

Diorama : BRUNO TOZZI ( si vous voulez le contacter demandez moi son adresse )

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P
Avec ces témoignages ont comprend bien pourquoi les anciens poilus revenus dans leurs foyers après la guerre ont toujours éviter de trop en dire de ce qu'ils avaient vus sur le front, certainement par peur de ne pas être cru, tellement les atrocités ont été nombreuses. Les gens de l'arrière ne connaissait de la guerre que ce que les actualités cinématographiques du service des armées ne voulaient montrer en censurant certaines images. Mes deux arrières-grands père y ont participé et son revenus, alors que mon arrière grand-oncle à été tué le 22 septembre 1914 et un cousin de ma grand-mère qui était lieutenant de cavalerie est tombé en 1917 au Chemin des Dames.
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