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2 AOUT 2014

2 Août 2014 , Rédigé par BERNIE 54 Publié dans #WW1, #guerre, #morts, #Lorraine, #Le Souvenir Francais, #Le Républicain Lorrain, #Verdun

Mes morts, mes pauvres morts, c'est maintenant que vous allez souffrir, sans croix pour vous garder, sans cœurs pour vous blottir. Je crois vous voir rôder, avec des gestes qui tâtonnent, et chercher dans la nuit éternelle tous ces vivants ingrats qui déjà vous oublient." R. Dorgelès, Les croix de bois
 L'équipement d'un soldat français en 1914 (1914-1918, la Grande guerre)

L'équipement d'un soldat français en 1914 (1914-1918, la Grande guerre)

e que reçoit un soldat à son incorporation en 1914: boîte de balles, gamelle, un quart, des couverts, un nécessaire à couture, un caleçon, une lanterne, une montre, des brodequins, une cravate, une chemise, un ouvre-boîte, un rasoir, un mouchoir, une ceinture de flanelle.

e que reçoit un soldat à son incorporation en 1914: boîte de balles, gamelle, un quart, des couverts, un nécessaire à couture, un caleçon, une lanterne, une montre, des brodequins, une cravate, une chemise, un ouvre-boîte, un rasoir, un mouchoir, une ceinture de flanelle.

cartes du front lors de l'offensive française en Lorraine (Aout 1914)
cartes du front lors de l'offensive française en Lorraine (Aout 1914)

cartes du front lors de l'offensive française en Lorraine (Aout 1914)

L'échec de l'offensive française en Lorraine. Les Allemands appliquent dès le 5 août le plan Schlieffen qui prévoit d’envahir le nord de la France après avoir traversé la Belgique neutre. Cette nécessité militaire entraine l’entrée en guerre des Britanniques. En France, le général Joffre donne l’ordre de l’offensive à l’est, conformément au plan XVII. L’objectif est de «libérer» la Lorraine. Le XVI° corps participe aux combats avec les hommes de la 31° division d'infanterie de Béziers. Mais les Français échouent et les pertes sont effroyables: 57 000 soldats Allemands et 80 000 Français sont tués. C’est durant cette « bataille des frontières » que la France connait la journée la plus meurtrière de son histoire militaire avec 27 000 morts le samedi 22 août 1914. Ces chiffres effroyables s’expliquent par la confrontation entre la pensée militaire du temps et l’armement du début du XX° siècle. En effet l’idée que « le nombre prime le feu » s’effondre face aux mitrailleuses. La catastrophique offensive en Lorraine entraine une retraite généralisée de l'armée française.
Lorraine 1914 : III° Armée (gl Ruffey) : la stratégie de cette armée est subordonnée à l'action des Allemands de la V° Armée du Kronprinz. Les Français sont en attente autour de Verdun (300 000 hommes). La Belgique étant attaquée, le corps de cavalerie (1e, 3e et 5e divisions de cavalerie) est envoyé d’urgence vers la Belgique. Direction le Luxembourg belge et la Principauté du Luxembourg. Les cavaliers font une étape de 130 kilomètres en 20 heures. Les premiers Allemands rencontrés s'enfuient, heureux présage ! Non, car les chevaux sont épuisés. Impossible de poursuivre (10 000 chevaux seront morts avant la fin septembre). Du 6 au 20 août, le corps de cavalerie ne va cesser d'être à l'avant des attaques françaises. Les Allemands sont en retraite. Mais un Allemand qui s'arrête, creuse. D'abord un trou individuel, s'il en a le temps, un abri de mitrailleuse, plus de temps encore, une tranchée collective. Si son avance échoue, il revient dans sa position initiale toute prête à l'accueillir et fait feu sur le Français qui avait bien crû le tenir.  La IV° Armée (gl de Langle de Cary) ne reste pas longtemps en réserve. Dès le 8 août, elle prend position entre les III° et V° Armées. Son sort et celui de la V° Armée sont désormais liés. Les deux armées passent à l'attaque. Le 10 août, les "pantalons rouges" sont au contact et attaquent à la baïonnette appuyés par la cavalerie. La prise du village de Mangiennes voit le succès du 130e d'Infanterie de Mayenne et du 14e Hussards d'Alençon. Puis tout s'arrête, plus d'ennemi au contact. Du 12 au 20 août, les soldats attendent. L'ennemi n'est pas loin car on aperçoit ses feux de bivouac. Mais pas de combats.  Le 20 août, l'offensive reprend, droit au nord, vers le Luxembourg belge et les Ardennes. La population belge assiste au passage des troupes comme à un spectacle. Regardant passer les régiments français, elle leur apporte café, rhum, bouillon, tabac. Partout flotte le drapeau belge. Cet accueil chaleureux, les soudards allemands le feront payer très cher aux civils belges.  Le 22 août, c'est le choc. Nous retrouvons les 130e R.I. et le 14e Hussards en tête de colonnes. Dans un épais brouillard, la fusillade est fournie. Les premiers blessés et les premiers morts tombent. L'artillerie française est muette ne distinguant pas ses cibles dans le brouillard. Puis les premiers "casques à pointe" apparaissent. L'infanterie française contre-attaque et se fait hacher par les mitrailleuses allemandes. Le 22 août, il faut bien constater que les objectifs initiaux n'ont pas été atteints. Déjà la retraite commence.

Lorraine 1914 : III° Armée (gl Ruffey) : la stratégie de cette armée est subordonnée à l'action des Allemands de la V° Armée du Kronprinz. Les Français sont en attente autour de Verdun (300 000 hommes). La Belgique étant attaquée, le corps de cavalerie (1e, 3e et 5e divisions de cavalerie) est envoyé d’urgence vers la Belgique. Direction le Luxembourg belge et la Principauté du Luxembourg. Les cavaliers font une étape de 130 kilomètres en 20 heures. Les premiers Allemands rencontrés s'enfuient, heureux présage ! Non, car les chevaux sont épuisés. Impossible de poursuivre (10 000 chevaux seront morts avant la fin septembre). Du 6 au 20 août, le corps de cavalerie ne va cesser d'être à l'avant des attaques françaises. Les Allemands sont en retraite. Mais un Allemand qui s'arrête, creuse. D'abord un trou individuel, s'il en a le temps, un abri de mitrailleuse, plus de temps encore, une tranchée collective. Si son avance échoue, il revient dans sa position initiale toute prête à l'accueillir et fait feu sur le Français qui avait bien crû le tenir. La IV° Armée (gl de Langle de Cary) ne reste pas longtemps en réserve. Dès le 8 août, elle prend position entre les III° et V° Armées. Son sort et celui de la V° Armée sont désormais liés. Les deux armées passent à l'attaque. Le 10 août, les "pantalons rouges" sont au contact et attaquent à la baïonnette appuyés par la cavalerie. La prise du village de Mangiennes voit le succès du 130e d'Infanterie de Mayenne et du 14e Hussards d'Alençon. Puis tout s'arrête, plus d'ennemi au contact. Du 12 au 20 août, les soldats attendent. L'ennemi n'est pas loin car on aperçoit ses feux de bivouac. Mais pas de combats. Le 20 août, l'offensive reprend, droit au nord, vers le Luxembourg belge et les Ardennes. La population belge assiste au passage des troupes comme à un spectacle. Regardant passer les régiments français, elle leur apporte café, rhum, bouillon, tabac. Partout flotte le drapeau belge. Cet accueil chaleureux, les soudards allemands le feront payer très cher aux civils belges. Le 22 août, c'est le choc. Nous retrouvons les 130e R.I. et le 14e Hussards en tête de colonnes. Dans un épais brouillard, la fusillade est fournie. Les premiers blessés et les premiers morts tombent. L'artillerie française est muette ne distinguant pas ses cibles dans le brouillard. Puis les premiers "casques à pointe" apparaissent. L'infanterie française contre-attaque et se fait hacher par les mitrailleuses allemandes. Le 22 août, il faut bien constater que les objectifs initiaux n'ont pas été atteints. Déjà la retraite commence.

Sources personelles et Wikipédia
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