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EUGENE JAMES BULLARD

15 Novembre 2020 , Rédigé par BERNIE 54 Publié dans #1914-1918, #Avions, #Photographies, #Verdun, #WW1, #air, #americains, #arme, #champ de bataille, #ciel, #combats, #devoir de mémoire, #pilotes, #Eugène Bullard

EUGENE JAMES BULLARD
EUGENE JAMES BULLARD
EUGENE JAMES BULLARD
15 novembre 1916 : admission du premier pilote noir (France).
 
Eugene James Bullard, né le  à Columbus (Géorgie, États-Unis) et mort le  à New York, est un Afro-Américain, pilote dans l'armée française durant la Première Guerre mondiale.
 
Eugène Bullard, noir américain né dans l'Etat de Géorgie en 1895 émigre de manière rocambolesque vers l’Europe pour échapper à son milieu et effectue différents métiers (cavalier dans un cirque, boxeur) avant de s’engager à la Légion étrangère.
Il participe aux batailles de la Somme et de Champagne et est blessé à Verdun (Mars 1916). Inapte à servir dans l’infanterie après sa blessure, il devient mitrailleur puis pilote dans l'aéronautique militaire française où il obtient deux victoires aériennes.
Refusé par les Américains dans le Lafayette Flying Corps, il est ensuite muté pour cause de bagarre et termine la guerre à l’arrière.
Il s’installe à Paris et dirige un cabaret accueillant les célébrités du moment (Joséphine Baker, Louis Armstrong) jusqu’à ce que la Seconde guerre mondiale le voie rempiler au 51e R.I. Il est à nouveau gravement blessé et exfiltré aux États-Unis via l’Espagne.
Pensionné par la France, il vit misérablement de petits métiers à New-York où la ségrégation l’empêche d’exprimer ses très nombreux talents. Il meurt en 1961 après avoir été fait Chevalier de la Légion d’honneur (1959) et qualifié de « véritable héros français » par le général de Gaulle (1960).
EUGENE JAMES BULLARD
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Le , en se vieillissant d'un an (déclarant qu'il était né en 1894 au lieu de 1895) il s'engage dans la Légion étrangère française pour participer à la Première Guerre mondiale. Matricule 19/33.717, il est affecté au troisième régiment de marche du 1er RE, et est aussitôt envoyé dans la zone de combats. Le , il rejoint le deuxième régiment de marche du 1er RE puis le 170e régiment d'infanterie française surnommé plus tard les « hirondelles noires de la mort ». Compagnon d'armes de Moïse Kisling et de Blaise Cendrars, il participe aux combats sur la Somme, en Champagne et à Verdun où il est grièvement blessé à la cuisse le .

En convalescence à Lyon, protégé par la famille Nesme, il est cité à l’ordre du régiment le , et se voit décerner la croix de guerre.

Bullard, déclaré inapte pour l'infanterie, mais désireux de continuer à se battre, est admis le  dans l'aéronautique militaire française par le lieutenant-colonel Adolphe Girod, responsable des écoles de l'aviation.

Après un stage de mitrailleur à Cazaux, il obtient d'être nommé élève-pilote. Il est formé sur Caudron G.3 et Caudron G.4 aux écoles de Dijon, Tours, Châteauroux et Avord. Plus tard, il est affecté au 5e groupe de Chasse, à l’escadrille N 93, puis à l'escadrille N 85, dans l'armée de l'air française qui utilise des SPAD S.VII et Nieuport. Il effectue une vingtaine de missions aériennes et devient ainsi, avec l'Ottoman Ahmet Ali Çelikten, l'un des deux premiers pilotes de chasse noirs de l'Histoire. Il vole avec sa mascotte, son singe Jimmy. Il réussit à abattre deux appareils ennemis.. La devise inscrite sur le fuselage de son avion était all blood runs red (« tout sang coule rouge »).

En , lors de l'entrée en guerre des États-Unis, l'United States Army Air Service recrute les Américains servant dans le Lafayette Flying Corps. Bullard est refusé à cause de sa couleur de peau.

Sous le prétexte d'une bagarre avec un adjudant français qui l'avait insulté lors d'un retour de permission, Bullard est déclaré le  médicalement inapte au vol, sous la pression d'Edmund Gros, un médecin américain chargé d'organiser l'aéronautique américaine en liaison avec le général Pershing. Le , il est réaffecté au 170e régiment d'infanterie française, et sert au camp de La Fontaine du Berger près d'Orcines, dans le Puy-de-Dôme jusqu'à l'armistice de 1918. Démobilisé, il se fixe à Paris.

Eugene Bullard sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe, en 1954.

Eugene Bullard sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de triomphe, en 1954.

EUGENE JAMES BULLARD
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Pierre tombale d'Eugene Bullard.

Pierre tombale d'Eugene Bullard.

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